mercredi 30 avril 2008

Nationalisez la langue!

Depuis que Harper a pris la voie facile à court terme en disant que le Canada n’est plus une nation, les séparatristes nous cassent les oreilles avec leurs « prouvez-le! » demandes d’officialiser le divorce. Ils prônent la pierre dans le soulier approche à l’indépendance. La pierre agace jusqu’on l’enlève et la crisse dehors. Il y a les demandes du Bloc Québécois d’avoir une CRTC québécoise et d’appliquer la loi 101 au fédéral. Il y a un déficit d’impures laines dans la fonction publique fédérale au Québec déjà. Une fois que les pures laines font l’embauchage, il n’y a plus de façon pour un impure laine d’y entrer. Regardez ce qui s’est fait au niveau provincial. Avant la loi 101, les « Anglais » (et tous les autres « importés » rejetés par votre église) avaient, on dit, trop des emplois à Montréal, mais le gouvernement, y compris la fonction publique, était 100 % pure laine. Après la loi 101, plus de jobs pour les gens auxquels le gouvernement n’a jamais donné une éducation en français, et la fonction publique est encore 100 % pure laine. Puis on se plaint que les francophones (partout au Canada, y compris les gens que vous appelez les « cadavres chauds ») font 24 % de la population canadienne, mais « seulement » 27 % des emplois au fédéral. Waa!

Le Projet de loi C-482 sur les langues officielles demande notamment que « Le gouvernement fédéral s’engage à ne pas entraver l’application de la Charte de la langue française, L.R.Q., ch. C-11, sur l’ensemble du territoire du Québec ». Donc, tous les parents francophones qui veulent envoyer leurs enfants à l’école anglaise seraient mieux de le faire tout de suite, parce qu’après, il n’y aura plus de chance à utiliser la Constitution pour protéger vos droits. Dans le passé, ce sont les anglophones qui ont payé pour contester la loi 101, et les francophones qui ont profité pour mettre leurs affiches unilingues anglaises.

Mais pourquoi pas? Leur gouvernement montre l’exemple; la loi 101, c’est pour les impures laines ça, pas pour les « vrais Québécois ».

Danny « the twirp » Turp du PQ demande le nom de domaine « .qc » sur l’Internet pour distinguer le Québec de nous autres les impurs qui ne parlent pas français. Mais c’est un piège! Les deux exceptions utilisées comme exemples ne sont pas l’équivalent d’un domaine de pays. Le « .cat » inclut plusieurs régions pour rejoindre les gens de « la langue et culture catalane ». Vous autres, vous avez laissé les canadiens-français (hors Québec) pour les cadavres chauds donc .qc ne les rejoint pas. Peut-être .cf ou .naf? Le « .gl » est accordé à Groenland parce qu’il est une île, mais « un territoire dépendant ». Si le fédéral avait préposé cela, le Parti Québécois aurait crié à l’humiliation, le colonialisme, l’esclavage (pas libre?) et quoi encore. Pendant qu’on y est, on peut faire un « .mtl » pour les Montréalais qui ne sont pas les Québécois et qui vous font courir en panique vers la banlieue à cause de leurs drôles de langues et de coutumes.

En attendant, voici une idée innovatrice : nationaliser la langue! C’est la base même de votre demande d’être une nation. Les séparatristes ont suggéré l’Union européenne comme exemple d’union à leur mesure. Le Canada est déjà une union, mais comme elle n’est pas basée sur la langue, elle est en « déséquilibre » selon eux. Vous voulez être « un pays normal » comme ils disent? La langue et la péréquation : « chacun chez soi », comme un séparatriste m’a dit. Vous n’arrêtez pas de rire (ou de vous fâcher) de notre (in)capacité en français au « ROC » pendant que vous nous dites « speak white » au Québec. Là vous pouvez nous dire « speak white » au ROC au lieu de vous fâcher. La péréquation vous enrichissez de seulement 3,50 $ par année selon un blogueur. Selon M. et Mme Tout-le-monde, ils se font fourrés par « les provinces », donc on peut bien s’en passer comme nation indépendante. Plus besoin de « payer pour les autres ».

Le timing est parfait. C’est une des plus vieilles politiques du « Parti réformiste », la langue aux provinces. Harper était là, demandes-y. Je suis certain que l’Alberta serait d’accord, surtout pour l’élimination de la péréquation. Après ça, fermer les écoles anglaises et faire ce que vous voulez en matière de la langue, ça serait du gâteau! La séparation ne serait qu’un détail après. Vous savez déjà qu’il serait inutile d’essayer de sauver les meubles comme l’armée (c’est peine perdue), la poste, un réseau de télévision ou même une ligue de hockey.


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Mise à jour le 8 mai 2008

J’ai écrit dans l’avant-dernier paragraphe qu’un blogueur avait dit que la péréquation valait seulement 3,50 $ par année au Québec. La vraie réponse, selon un article écrit par un pure laine dans Bloomberg.com, est 20 milliards de dollars pour l’année 2009.