mardi 24 juin 2008

‘abby Birdday à tous les pures laines

Rona nous vous offre ce souhait de fête. S’ils insistent à envoyer les circulaires bilingues à travers la province, pourquoi est-ce que leur souhait n’est pas bilingue aussi? On peut y dépenser l’argent sans connaître le français, mais ne pas avoir une bonne fête? Est-ce que ces gens-là (les maudites grosses Anglaises unilingues retraitées de chez Eaton) n’ont pas congé le 24? Ou, est-ce que « les Anglais » en général ne sont pas Québécois pour eux (mais toujours une bonne source d’argent)? Leur logo reste unilingue aussi, mais leur logo en anglais dit « Proudly Canadian » et ils ne sont pas aussi fiers que ça! Comme Chrysler qui tient des soldes « Thank you, Canada » qui deviennent simplement « Merci » en français, nos compagnies « canadiennes » n’ont pas peur de demander l’aide sociale corporative du gouvernement pour ouvrir une usine ou pour ne pas fermer des usines, mais ils ont peur d’offenser les « traitres à la nation ».

Un autre lèche-cul, la brasserie Labatt, a supprimé la feuille d’érable de leur « Bleue » pendant la débâcle du lac Meech, pour le remplacer par l’emblème de la Saskatchewan. Maintenant, ils nous disent qu’on n’est pas tous Québécois.

Quand j’ai vu cette annonce-là dans le Voir, je n’ai pas cru à ma chance! Du linguisme (c’est comme le racisme mais on est de la même race, malgré vos meilleurs efforts) écrit en Bleue et blanc! J’ai hésité un peu en me disant qu’il pouvait s’agir de la guéguerre de clochers minable Québec – Montréal, mais c’est plus le fun à cracher dans la pisse bière de Labatt. Surtout après avoir vu leurs publicités d’« Anglais » parlant français « cassé ». (Pourquoi « les Anglais » de votre imagination collective ne parlent-ils français que dans les publicités « amusantes »?) Après l’année que nous avons dû endurer de vos regards réprobateurs et vos accusations d’avoir chié sur la langue française (sans vous arrêter de nous dire « speak white »), principalement à Montréal, ville impure laine, nous avions besoin d’un autre rappel que nous ne sommes pas Québécois pour les pures laines (c.-à-d. LES Québécois) juste pour nous « mettre à notre place » pour la Saint-Jean. Plus amusant, l’annonce ajoute « Bonne 24 ». Ben oui, comme pour vos politiciens, nous les impurs, nous sommes Québécois pendant 24 heures juste pour la posture politique. Bien que, ça donne une occasion d’engager les impures laines à salaire minimum le 24 pour ramasser après les « vrais Québécois » (merci encore pour cette expression inclusive OLF) pendant que ces derniers dorment comme des ivrognes, quelques-uns encore sur les Plaines…

Je suis sorti hier soir dans un restaurant libanais affichant des drapeaux du Québec dans un quartier loin des touristes, mais pas loin d’un autre commerce avec cette affiche…

Ils doivent être, comme vous dites, « de bons immigrants », car le fils du proprio m’a dit « speak white » comme un « vrai Québécois ». C’est ça, le seul sacrifice / accommodation raisonnable que vous demandez pour être un « vrai Québécois »? Que nous vous laissons programmer nos enfants dans vos écoles pures laines jusqu’ils parlent français « comme nous vous » avec vos attitudes, vos politiques et vos haines? Que nos enfants sortent leurs « torchons » bleus et nous disent « U r an h’Inlish, where r u from? » Qu’ils soient invisibles et indistincts les uns des autres (et plus important, de VOUS autres)? Comme un pain blanc? Le « wonder » dans Wonderbread™ est juste du marketing, ce n’est pas si « wonderful » que ça.